Un directeur financier épanoui

Alain F. 46 ans, directeur financier.  Malgré une  expertise métier reconnue par ses pairs,  Alain F. n’a pas su  trouver sa place dans  l’organigramme très politique d’un grand groupe. Il s’épanouit aujourd’hui dans un  groupe patrimonial, où il travaille en direct avec le  président-fondateur. 

Expert-comptable de formation, Alain F. s’est laissé enfermer dans la hiérarchie  d’un groupe du Cac 40 où le sens politique compte autant que l’expertise pour  évoluer. Le jour où il a appris que son poste était supprimé alors qu’il espérait  prendre la place de son N+1, il aurait pu s’effondrer. Une analyse de ses forces  et faiblesses lui a permis de se repositionner :  il a trouvé un poste de directeur  financier dans une entreprise patrimoniale où il peut se recentrer sur les fondamentaux de son métier. Ce qu’il aime vraiment.

◆◆ Dernier poste occupé     Directeur adjoint de la consolidation et du budget dans un groupe du CAC 40 : il anime une équipe de 35 personnes, sous l’autorité du directeur de la consolidation  (son N+1) et du directeur financier (son N+2). 160 000 € de salaire fixe annuel.

◆◆ Contexte familial      Trois enfants, épouse au foyer.

◆◆ Rupture professionnelle     Après neuf ans d’engagement sans faille, où son expertise et sa puissance de  travail lui ont valu toujours plus de responsabilités, Alain F. se serait bien vu  succéder à l’un de ses deux supérieurs, en fin de carrière : juste reconnaissance  du travail écrasant qu’il avait mené pour consolider les comptes d’un groupe  constitué de centaines de filiales. L’entreprise a préféré supprimer son poste et répartir ses responsabilités et son équipe entre ses collègues. Le ciel lui est alors  tombé sur la tête.

◆◆ Enjeux du repositionnement      Déstabilisé par sa perte d’emploi, Alain F. a été tenté de tirer un trait sur sacarrière en entreprise, préférant l’idée de se mettre à son compte ou de reprendre une PME. Il a fallu lui faire comprendre que c’est un excellent technicien, passionné par la matière financière et reconnu par ses pairs : un très bon exécutant devenu manager par obligation sans jamais manifester de vision et de leadership. Conscients de ses limites, ses supérieurs hiérarchiques ne l’ont jamais  envisagé comme successeur potentiel.

◆◆ Durée de la transition      Quatre mois.

◆◆ Clés du repositionnement      Alain F. a eu l’intelligence de prendre le temps nécessaire (un mois et demi)  pour travailler avec un coach qui l’a aidé à comprendre les raisons de son  départ. Il a ainsi pu identifier ses points forts : une réelle expertise financière et une excellente réputation professionnelle. Mais aussi ses points faibles : peu  communicant, il n’a jamais su obtenir les moyens pour faire face à une somme  de travail écrasante. Le nez dans le guidon, supportant de plus en plus mal la  pression, il était de surcroît malheureux dans son travail.

◆◆ Nouveau poste      Directeur financier de la holding d’un groupe patrimonial de taille moyenne  (1 000 salariés) ayant grandi à coups d’opérations de croissance externe, Alain F. est chargé de structurer la gestion comptable et financière dans la perspective  d’une entrée en bourse. 150 000 € par an, avec possibilités de prime.

◆◆ Le bénéfice pour Alain F.     Il a retrouvé le plaisir de travailler et la confiance en lui qui lui permet de mieux communiquer. Son nouveau poste convient mieux à son tempérament : il travaille en relation directe avec le président-fondateur de l’entreprise et ses  responsabilités managériales sont plus restreintes (10 collaborateurs). Il a, certes,  perdu un peu de salaire fixe, mais il a gagné en qualité de vie professionnelle.

Ce qui a fait la différence  En prenant du recul, Alain F. s’est rendu compte qu’il a une excellente réputation professionnelle, ce qui lui a permis de reprendre confiance en lui et d’analyser les causes de sa rupture professionnelle. Il a vite renoncé à son projet de reprise d’entreprise pour se recentrer sur ses véritables aspirations : bien faire son métier,  sans la pression et les enjeux politiques d’un grand groupe.

Un recentrage sur l’expertise métier. Un peu moins de salaire fixe, beaucoup plus de qualité de vie au travail…

Partage d’une expérience réussie d’outplacement (outplacement story 12)