MobiCadres 2015 – Les cadres restent en moyenne 4,1 ans dans un poste et 21% d’entre eux ont changé de poste en 2014

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Les cadres restent en moyenne 4 ans dans un poste et sont de plus en plus nombreux à vouloir changer de travail, mais pas à n’importe quel prix.

C’est ce qui ressort de l’étude annuelle réalisée par Deloitte et Nomination auprès de 4.854 cadres*. La mobilité est définie de manière fonctionnelle ou hiérarchique mais pas géographique. Un cadre est considéré comme mobile s’il a changé de fonction au sein de sa direction, vers une autre direction ou vers une autre entreprise.

Les cadres ont de nouveau la bougeotte. Plus d’un sur cinq a changé de poste en 2014 (+2 points par rapport à l’année précédente), dont plus de la moitié dans une autre entreprise. A en croire l’étude MobiCadres*, les plus mobiles sont les moins de 35 ans, ceux qui travaillent dans les directions marketing et commerciales, mais aussi les femmes (23% vs 21%). « Signe que la gent féminine a besoin d’explorer de nouveaux horizons pour pouvoir évoluer », relèvent les auteurs.

Les cols blancs restent toutefois beaucoup plus prudents qu’avant la crise. Un cadre reste en moyenne 4,1 ans dans son poste contre seulement 3,6 ans en 2006. « Plus l’âge des cadres augmente, plus la durée dans un poste s’accroît », note l’étude. Ainsi, les quinquas restent en moyenne 2 ans de plus en poste que leurs collègues âgés de moins de 40 ans. A la quarantaine, beaucoup de cadres ont envie de gagner en responsabilité et besoin de changement pour donner un coup de fouet à leur carrière. Cette envie d’ailleurs s’épuise logiquement avec l’âge. En quête de stabilité pour leur fin de carrière, les plus de 55 ans sont évidemment ceux qui s’accrochent à leur siège. Seuls 12% osent quitter leur entreprise.

Durée moyenne dans un poste selon l’âge

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Qui dit mobilité, dit souvent augmentation de salaires. Ils sont ainsi 16% à avoir obtenu une revalorisation de plus de 20% de leur rémunération. « En cas de mobilité interne, le pourcentage d’augmentation médian se cantonne entre 5% et 10% », constate Philippe Burger, associé responsable Capital humain chez Deloitte. Etonnamment, ils sont 16% à accepter une baisse de salaire si le travail est plus intéressant, avec davantage de perspectives d’évolution professionnelle, ou tout simplement, si le poste offre un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

Les hommes interrogés gagnent en moyenne 113.800 euros brut annuels ; les femmes 95.300 euros.

Les fonctions les mieux payées sont les directions générales, financières et les ressources humaines. Les plus gâtés étant ceux qui sortent d’une école de commerce, ou d’ingénieurs.

Les rémunérations des cadres par type de fonction

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Et pour se donner les moyens de trouver le job de leur rêve, ils sont de plus en plus à avoir compris qu’il fallait miser sur internet. Ils sont ainsi 16% à actualiser leur profil LinkedIn au moins une fois par mois, (+2 points par rapport à l’an dernier). Sans surprise, les 35-44 ans sont les plus actifs sur les réseaux sociaux, ainsi que les cadres des directions communication, marketing et commerciales.

Dernier enseignement de cette étude : les expatriés semblent bien peu enclins à revenir dans l’Hexagone. Près de la moitié est prête à prolonger son séjour à l’étranger (+11 points par rapport à l’an dernier)… en attendant que l’économie tricolore redémarre.

* Enquête réalisée du 1er février au 30 avril 2015 auprès de 4.854 cadres Il s’agit de cadres évoluant au sein d’entreprises de toutes tailles, françaises ou internationales, ayant une activité en France ou s’étant expatriés à l’étranger. Ils ont été sélectionnés selon les critères suivants :

  • Faire partie d’une entreprise représentant jusqu’à 2 000 salariés et avoir un niveau hiérarchique compris entre N et N – 2 à partir du président, directeur général ou membres du comité de direction
  • Faire partie d’une entreprise de plus de 2 000 salariés et avoir un niveau hiérarchique compris entre N et N – 5 à partir du président.

(article de Sandrine Chauvin – capital.fr -1er juin 2015  http://www.capital.fr/carriere-management/actualites/les-cadres-prets-a-changer-de-job-mais-sous-conditions-1044792)